Découvrir l’instruction en famille : retour sur la table-ronde du 9 juin

Une dizaine de parents (dont quelques enseignants) sont venus le vendredi 9 juin écouter les témoignages de Claire et Marjorie sur l’instruction en famille. Ce fut une soirée conviviale et riche en échanges entre les participants. Un grand merci à Xavier, adhérent de notre association, qui nous a gentiment envoyé ses notes personnelles prises pendant cette table ronde

De plus en plus de familles font le choix de l’instruction en famille (IEF). Quelles sont les raisons de ce choix? Comment se passe l’instruction en famille au quotidien? Quelles sont les différentes formes d’instruction en famille? Quel en est le cadre légal?
Nous avons entendu les témoignages de Claire (maman de 5 enfants entre 4 ans et 16 ans instruits en famille dont l’aînée vient d’entrer au lycée) de Marjorie (maman de 3 enfants entre 3 ans et 8 ans qui ne sont jamais allés à l’école)

Cadre légal

  • En France, l’instruction est obligatoire de 6 à 16 ans, pas l’école, contrairement à d’autres pays européens.
  • On doit déclarer l’Instruction en Famille chaque année en mairie et à l’Education Nationale, qui dispose de 2 mois pour répondre. Il y a une inspection par an, soit au Rectorat soit au domicile. En général cela se passe bien, les exigences sont moins élevées qu’on l’imagine.
  • Une nouvelle règle impose cependant de se conformer aux cycles du socle commun.
  • Les enfants issus de l’IEF ou d’écoles hors-contrat qui réintègrent l’école publique dans le secondaire doivent passer un examen d’entrée, mais pas pour le primaire.

Pour en savoir plus : 

Réseau Associatif

Plusieurs associations soutiennent les familles IEF et fournissent aide juridique et parfois « lobbying » auprès des pouvoirs publics :

Différentes formes d’IEF

  • Ecole à la Maison/Homeschooling/Apprentissages Formels : on suit le programme officiel. Le CNED est devenu payant (800€/an) sauf situations contraintes (maladie, voyage…) mais il existe des alternatives.
  • Pédagogies Alternatives : en suivant les méthodes Montessori, Steiner…
  • Non-Sco/Unschooling/Apprentissages Autonomes : informel, dans la vie quotidienne

NB : Souvent on commence par les 2 premières mais se réveillent contraignant/artificiel et on va vers le Non-Sco… Cependant, certaines familles tiennent bon à faire l’école à la maison

Expérience de Claire

  • Ses 5 enfants sont instruits en famille
  • A commencé en Moyenne Section avec son aînée pour éviter le formatage, les punitions/récompenses…
  • A démarré mais rapidement abandonné une démarche d’école à la maison avec des « fiches », pour passer aux apprentissages autonomes.
  • L’aînée a refait une tentative en CM2 mais a quitté au bout de quelques jours en raison des punitions, etc
  • Au niveau collège elle est passée à un enseignement plus formel avec les cours du CNED.
  • Elle est entrée au lycée en seconde après examen. Cette année scolaire s’achève et son adaptation s’est bien passée. Elle fait preuve d’une bonne maturité/autonomie.

Image illustrant la table ronde Instruction en Famille

Réflexions sur le processus d’apprentissage

  • Les sources d’apprentissage : le quotidien, le bricolage, répondre aux sollicitations des enfants…
  • Attendre la motivation de l’enfant ou l’inciter ? Claire mixe les 2 attitudes…
  • Parfois les enfants IEF acquièrent des notions + tardivement que les enfants scolarisés, mais ils rattrapent vite. Il y a en particulier un décalage sur l’écrit. Il faut attendre la maturité cérébrale et le « déclic ».
  • La lecture s’apprend assez facilement à travers les livres qui les intéressent
  • A partir du niveau collège on peut passer à un enseignement plus formel (CNED ou autre)

La Vie des Parents et de la Famille

  • Claire a une formation d’enseignante. Cheminant à travers son expérience d’instruction en Famille, elle a eu envie de faire elle aussi davantage « ce qui lui plait », s’est formée et est devenue formatrice dans le domaine de l’éducation non-violente, elle travaille donc en soirée.
  • Selon les familles, la place du travail varie : aucun, le soir, le WE, partage 50/50 entre les parents…
  • Ce sont souvent les mamans qui font l’IEF mais ça peut aussi être le père ou en alternance entre les deux dans la semaine ou le WE. Même si le père travaille, il est impliqué aussi dans l’IEF d’une façon ou d’une autre !
  • Le rythme est souple et en fonction des enfants. La liberté d’horaires libère la famille, il y a moins de stress et cela peut permettre au père de voir plus longtemps ses enfants le soir.
  • On a besoin de quitter une posture d’enseignant et se déscolariser soi-même, quitter les conditionnements de notre expérience écolière, tel que le dogme de « souffrir pour apprendre ». Cf. Jean-Pierre Lepri (http://www.education-authentique.org/index.php?page=qui-sommes-nous) qui distingue les mouvements d’apprendre et d’enseigner…
  • Etant beaucoup ensemble, les relations parents/enfants et entre les enfants ne sont pas toujours un long fleuve tranquille mais nous font progresser
  • Cadres où les enfants tissent des relations amicales : liens forts avec d’autres enfants en IEF y compris à l’étranger, scoutisme… Les enfants scolarisés ayant un planning plus contraint, entretenir le lien est souvent à l’initiative des enfants IEF.

Place des écrans

Il y a eu une petite digression sur le sujet des écrans…

  • Les écrans peuvent être une source de savoir mais aussi d’addiction
  • Les jeux vidéo répondent à un besoin de puissance
  • Il apparaît donc souhaitable de réguler en limitant le temps par jour.
  • Chez Claire, le dimanche est la journée sans écran
  • Parfois les ados saturent après quelques années… et délaissent spontanément les écrans

 

Portage physiologique et journées de la bienveillance éducative : avril à BNG

Peps café

affiche journées bienveillance éducative PEPS

Venez  échanger autour de la parentalité positive en général et d’articles du magazine PEPS en particulier lors d’une discussion auto gérée où priment la convivialité, la rencontre et le débat lancé par les lecteurs. La parole est libre dans la limite du respect de chacun. Chacun est invité à apporter de quoi grignoter, l’association s’occupe des boissons. Les bébés et enfants sont bienvenus.

Ce peps aura lieu le samedi 8 avril 10h, (accueil prévu à partir de 9h45), Maison de la Nature et de l’environnement de l’Isère , 5 place Bir Hakeim à Grenoble .

 

Atelier portage

bébé porté écharpe tissée
Les monitrices de l’association vous proposent un moment pour partager et apprendre autour du portage physiologique des nourrissons et des bambins.  C’est l’occasion de découvrir et d’essayer  différents porte-bébés (écharpe, slings, préformés…) afin de vous aider à choisir ce qui vous convient le mieux.  Suivant vos demandes, nous aborderons les principes du portage physiologiques, les différents  nouages et partagerons avec vous les astuces pour porter votre enfant en confiance et en sécurité. Il est tout à fait possible de participer à cet atelier enceinte (nous mettrons à votre disposition nos poupons de portage).
L’atelier aura lieu vendredi 14 avril à 10h (le lieu sera communiqué lors de votre inscription). Renseignements/inscriptions contactbng38@gmail.com. 

Rencontre littérature jeunesse et bienveillance éducative 

Formidable outil de partage, de plaisir et de découverte, la lecture d’albums est sans doute une des activités parents/enfants la plus plébiscitée. En même temps, la littérature jeunesse interroge le parent attentif. Reflet de notre société, certains albums ou récits traditionnels  présentent des situations de violence éducative ou des clichés sexistes… D’autres livres, qui abordent les  émotions, les besoins ou les façons de résoudre un problème, peuvent se révéler les alliés d’un accompagnement bienveillant. Lors de cette rencontre, nous partagerons notre enthousiasme, nos stratégies et nos interrogations. Et bien sûr nous lirons des albums aux enfants !!
La rencontre aura lieu le mercredi 26 avril à 15h MJC des Allobroges 3 rue Hauquelin, Grenoble (l’entrée se fera par la cour située au bout du porche). Elle est proposée à l’occasion des journées de la non-violence éducative en Isère. En collaboration avec l’association Parent’aise.  Participation libre.

 

Du 8 avril au 6 mai, c’est les journées de la non violence éducative en Isère. Le programme du collectif est disponible ici :
Affiche journée de la non-violence éducative Isère

 

Les apports de la Sophrologie en Accompagnement de la Naissance

Vivre une grossesse est quelque chose d’exceptionnel : c’est un temps où la femme devient mère, où son corps se transforme pour donner la vie.

Le point culminant de ce moment est celui de la naissance, celui de l’accouchement.

C’est un moment qui peut faire peur : peur de la douleur, peur de mourir, peur pour le bébé.

C’est un moment qui nous est presque exclusivement décrit comme une étape difficile et incontournable.

Or, s’il est vrai qu’il est impossible de donner la vie sans accoucher, il est tout à fait possible de le faire dans la confiance, dans la sérénité, dans la gestion d’une douleur maîtrisée.

Comment ?

Déjà en laissant le corps faire ce pour quoi il est fait : accoucher.

Le corps des femmes est conçu pour accoucher, il possède en lui les ressources pour vivre ce moment le mieux possible :

– l’ocytocine, cette hormone que l’on appelle « hormone de l’amour, de l’attachement » qui va permettre la mise en route du travail et la dilatation du col en activant les contractions utérines. C’est également cette hormone qui permet la création du lien entre la mère et son enfant. C’est également cette hormone qui permet à la femme d’allaiter son tout petit.

– les endorphines, ces hormones que l’on appelle « hormones du plaisir ». Elles vont permettre à la fois à la femme de gérer les douleurs des contractions et également de rentrer dans sa bulle, de lâcher prise, de se mettre à l’écoute d’elle-même, de son enfant à naître. Et parce qu’elle sera à l’écoute, elle saura entrer dans le ballet de la naissance : cette danse qui, par les mouvements de la mère autour de l’enfant à naître, permet à celui-ci de se frayer un chemin vers sa propre naissance.

– l’adrénaline, cette hormone que l’on appelle « hormone du stress » et qui va s’activer lorsque le moment sera venu et donnera l’énergie nécessaire à la mère pour pousser son enfant vers le jour.

Le corps des femmes est conçu pour accoucher, il possède en lui les ressources pour vivre ce moment le mieux possible :

– un bassin suffisamment souple, suffisamment mobile pour s’adapter à la descente de l’enfant qui le traverse. Ainsi, la femme en bougeant, en prenant toutes les positions qui lui paraissent nécessaires accompagne son enfant qui chemine en elle.

Le corps des femmes est conçu pour accoucher, il possède en lui les ressources pour vivre ce moment le mieux possible : un ballet d’hormones, un ballet osseux.
Toutefois, les choses ne se passent pas toujours comme elles devraient.
Parce que les femmes ont une histoire personnelle et familiale qui peut les rattraper lors de la naissance, créant des angoisses, des peurs, des blocages.

Parce que parfois les grossesses ne sont pas simples, que des complications apparaissent, qui peuvent jouer sur le déroulement de la naissance.

Parce que les femmes n’accouchent pas toujours comme elles souhaitent, où elles le souhaitent, rattrapées par la réalité du parcours obstétrical actuel (que ce soit à domicile, en maison de naissance, en plateau technique avec une sage-femme libérale, en hôpital ou en clinique).

Au cours de la Préparation à la Naissance et à la Parentalité, les sages-femmes travaillent à permettre aux femmes de vivre leur grossesse la plus sereinement possible afin de vivre un accouchement le plus épanouissant possible. Elles apportent des éléments théoriques indispensables et proposent des approches de préparation corporelles, que ce soit à base de relaxation, de yoga, d’hypnose, de chant prénatal, d’eutonie ou encore de toucher en haptonomie…

Ces apports sont d’un grand bienfait pour les femmes et les couples. Mais elles sont parfois insuffisantes à aider la femme à se préparer à l’accouchement.

Et certaines d’entre elles se tournent alors vers la sophrologie pour y acquérir les outils, l’état d’être qui leur manque.

Par son approche positive et phénoménologique, la sophrologie est parfaitement adaptée à l’accompagnement de la naissance.

Elle permet aux femmes enceintes de se reconnecter à leurs sensations, les reconnaître et savoir s’y adapter. Ainsi, le jour J, la femme sera prête à se mettre dans sa bulle, à l’écoute de ses sensations, à accompagner son enfant en prenant les postures qui lui paraissent justes.

Elle permet aux femmes de calmer les peurs, les angoisses, en renforçant en elles les capacités de sérénité, de calme. Elle leur permet également de renforcer leur confiance en elle, en leur enfant à naître, en l’équipe médical qui va les accompagner. Elle leur offre une « bulle de sécurité » nécessaire à ce lâcher-prise qui va permettre le bon déroulement du travail.

Elle permet également aux femmes de renforcer leur capacité d’adaptabilité : faire face dans la sérénité et la confiance à ce qui peut arriver, que ce soit une complication médicale ou un imprévu (sur le trajet vers le lieu de naissance, l’absence d’une personne chère lors de la naissance…).

Elle leur offre également de se projeter dans un futur positif : que ce soit la naissance ou le temps d’après, renforçant en elles leur capacité à vivre du positif… et à le laisser rayonner, résonner dans la vie de toute la famille.

En activant toutes ces capacités, la sophrologie permet aux femmes de vivre une grossesse sereine et positive ; un accouchement dans la sérénité, fût-il médicalisé ou non ; un retour à la maison dans la confiance en leurs compétences de mère.

 

Charlotte Weiss, sophrologue

http://weiss-sophrologie.fr/

http://facebook.com/WeissSophrologie/

 

Pour un autre regard sur l’enfant : Atelier théâtre forum

Pas facile d’être parent au quotidien ! Nous sommes souvent démunis face aux réactions de nos enfants ! L’équipe de Bien Naître et Grandir se réjouit de proposer le samedi 12 novembre, un atelier de théâtre forum sur le thème de la parentalité.

A partir de difficultés concrètes, nous pourrons expérimenter et réfléchir ensemble autour de différentes solutions et pistes à mettre en œuvre avec nos enfants.

Le théâtre forum, c’est quoi au juste ?

Lors d’un atelier de théâtre forum, des situations conflictuelles sont théâtralisées et jouées devant les spectateurs/participants. Ces derniers peuvent alors interrompre l’action et prendre le rôle qu’ils désirent, au moment où ils le désirent en vue de transformer l’issue de la scène et d’en modifier les enjeux, les tensions.

Le Théâtre Forum – Jeu pour acteurs et non acteurs – est né du désir de traiter de problèmes immédiats, porteurs de violences dans une société, en mettant en scène des oppresseurs et des opprimés. Sa fonction n’est pas de trouver des solutions mais d’ouvrir des brèches, « mieux vaut un bon débat qu’une bonne solution » écrit son créateur Augusto Boal. Cette forme théâtrale a l’ambition de rétablir du dialogue entre les êtres humains. Elle ne vise pas à adapter l’humain à une société injuste mais à la transformer. La transformation concerne également les protagonistes qui passent d’objets à sujets. Devenir sujet c’est essayer de prendre un peu de recul afin de ne pas reproduire les schémas que nous connaissons trop bien et dont les issues ne nous semblent pas appropriées. Souvent dépassés par les émotions de l’enfant ou les nôtres en tant que parents, cette gymnastique demande de se donner un vrai temps pour l’appréhender. Quel regard porter sur l’enfant dans les moments les plus difficiles et quel regard porter sur nous même pour reprendre les rennes et naviguer dans des eaux plus clémentes ?

Nous vous proposons de venir tester différentes options de réactions face aux difficultés que vous vivez avec vos enfants afin de repartir avec des idées concrètes. Il s’agit de passer à l’action dans un contexte de bienveillance où chacun peut exprimer ses obstacles, mettre en scène ses doutes, oser la confiance, tenter d’ouvrir de nouvelles voies, tenter… Et se tromper.

L’atelier aura lieu la journée du 12 novembre à la MNEI de Grenoble. Il sera animé par Claire Clappier, psychopraticienne, Géraldine Doat metteur en scène de Théâtre Forum et Camille Pasquier comédienne. Renseignements et inscriptions par mail.

Pour visiter le site de Claire Clappier, qui anime l’atelier, et a longtemps été membre actif de BNG, c’est par là. Et pour en savoir plus sur le théâtre forum c’est ici 

Retour sur… l’atelier sophro parents/enfants

C’est avec un bel atelier sophrologie parents/enfants, qui a fait le plein de participants, que BNG a fait sa rentrée ce samedi 10 septembre.

Charlotte, une de nos adhérentes, qui est aussi sophrologue caycédienne nous avait concocté une séance tonique et pleine de surprises. Dans un climat bienveillant et convivial, nous sommes partis à la redécouverte de nos sensations. C’est ainsi que nous fûmes invités à être tour à tour statues, photographes, arbres, samouraïs…   Sans oublier la petite grenouille, qui peut sauter loin et coasser fort, mais qui sait aussi rester parfaitement immobile et attentive.

ateliersophro2
Résumé en image, par Hector 5 ans
Un enfant dessine ce qu'il a fait en atelier sophro
Pour clore la séance, un moment dessin.

Les adultes se sont pris au jeu, heureux de partager ce moment en famille. Certains enfants ont eu dès le départ beaucoup de plaisir à participer et à échanger leur ressentis, d’autres ont préféré demeurer un peu en retrait, afin d’observer pleinement ce qui se passait. Mais tous ont profité de cette découverte, d’après nos échanges à l’issue de la séance.

Nous pensons organiser un nouvel atelier au mois de janvier. Pour recevoir l’information directement, vous pouvez vous inscrire à notre newsletter.